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Lyckta dörrar / Flugorna (1944)

av Jean-Paul Sartre

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The full French text of Sartre's novel is accompanied by French-English vocabulary. Notes and a detailed introduction in English put the work in its social and historical context.
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------------------------- Note de lecture pour Huis clos -------------------------
On meurt toujours trop tôt – ou trop tard. Et cependant la vie est là, terminée : le trait est tiré, il faut faire la somme. Tu n’es rien d’autre que ta vie. (p. 90, Scène 5).

« L’enfer, c’est les Autres. » (p. 93, Scène 5), je connaissais la citation, il était temps que j’en connaisse le contexte.
Il m’est difficile d’écrire une note sur cette pièce de théâtre, dont je connaissais trop d’éléments, ayant ainsi perdu le plaisir de la découverte, celui d’être désorientée par les premières scènes et de comprendre petit à petit, en même temps que les personnages eux-mêmes ; je n’ai pas eu le plaisir de me demander ce que tout cela signifiait, tellement je connaissais les grandes lignes des exégèses habituelles et tant il m’a été impossible de les oublier.
C’est bien dommage, car au-delà de cela, j’ai apprécié cette pièce au style sec et direct qui dit sans détour la difficulté d’être et surtout la difficulté de faire coïncider l’idée que l’on a de soi et ce que l’on est vraiment. Et c’est là que les autres sont un enfer, parce que c’est leur regard qui nous obligent à nous voir comme nous sommes et non comme nous croyons être. C’est ce regard qui nous fait bourreaux les uns des autres, volontairement ou à notre corps défendant. Ce livre me fait me demander à quoi pourrait bien ressembler le paradis, si l’enfer ce sont effectivement les autres, leur seule existence et leur simple présence ?
Voici une lecture qui m’a donc réconciliée avec Sartre (et ce n’était pas gagné d’avance !). J’espère que j’aurai l’occasion de voir cette pièce au théâtre un jour, car la mise en scène et le jeu doivent probablement renforcer son message et le sentiment d’inéluctable qui se dégage de cette pièce. Si elle n’apporte pas beaucoup de réponse, elle exprime bien, au moyen d’une métaphore, cet existentialisme que Sartre défendait, et auquel Camus a apporté une touche d’espoir qui n’existe pas ici. Ici, il ne reste que le constat amer et lucide de Garcin pour conclure cette grinçante comédie humaine qui n’aura pourtant jamais de fin : « Eh bien, continuons. » (p. 95, Scène 5).

------------------------- Note de lecture pour Les Mouches -------------------------
Jupiter – Pauvres gens ! Tu vas leur faire cadeau de la solitude et de la honte, tu vas arracher les étoffes dont je les avais couverts, et tu leur montreras soudain leur existence, leur obscène et fade existence, qui leur est donnée pour rien.
Oreste – Pourquoi leur refuserais-je le désespoir qui est en moi, puisque c’est leur lot ?
Jupiter – Qu’en feront-ils ?
Oreste – Ce qu’ils voudront : ils sont libres, et la vie humaine commence de l’autre côté du désespoir.

(p. 238, Scène 2, Acte 3).

Je ne connaissais rien de cette pièce de théâtre avant d’en commencer la lecture, et j’ai été surprise, en voyant la distribution des personnages d’y découvrir Oreste, Electre et Clytemnestre. Les mouches n’est donc autre que la réécriture de cet épisode de la mythologie grecque où Oreste, pour venger le meurtre de son père, tue le nouveau roi d’Argos et sa propre mère, devenant d’un même coup d’épée justicier et matricide.

Si la pièce met du temps à se mettre en place et que les tergiversations d’Oreste au cours du premier acte m’ont un peu lassée, le propos gagne en intensité dans le second acte et, surtout, dans la joute verbale entre Oreste et Jupiter une fois le crime commis.
Cette pièce est bien-sûr sur la liberté de l’individu. Jupiter, et avec lui toute religion, est largement mis à mal par un Oreste transpercé par la réalisation de sa liberté. Et c’est une pièce sur le remords, les mouches en étant la vivante métaphore. Si la partie sur le remords ne m’a pas tout à fait convaincu, même si la réaction d’Electre, dépassée par son crime et par la réalisation de ce qu’elle a fait et le contraste qu’elle incarne face à Oreste est bien amené, la vision de la liberté que donne cette pièce semble déjà un résumé des positions existentialistes de Sartre.
Oreste, exilé pour échapper à la mort auquel le régicide Egisthe voulait le vouer, a reçu une éducation sans entrave. Mais cette liberté est difficile à porter, elle est légère, tellement légère qu’Oreste ne semble pas toucher terre et survoler sa vie et ce monde. C’est son acte radical qui l’ancre dans le monde et le met sur son chemin à lui et à nul autre. En bon Sartrien, Oreste nous dit que l’action est indispensable, et surtout une action en accord avec ses principes. « Mais que m’importe : je suis libre. Par-delà l’angoisse et les souvenirs. Libre. Et d’accord avec moi. » clame-t-il à sa sœur qui elle est rongée par le remords (p. 224, Scène 1, Acte 3). Oreste se révèle certes fort, au-dessus des Dieux, inflexible, mais peut-être amoral aussi, et c’est là qu’il me semble que le système de pensée de Sartre a ses limites, mais c’est une autre histoire.

Enfin, je ne peux m’empêcher de revenir sur le contexte historique, puisque cette pièce a été créée en 1943, au Théâtre de la Cité dans un Paris occupé. Pourtant, je n’ai pu y voir l’appel à la résistance que certains veulent y lire. Il est certes question d’engagement (et cet engagement semble pouvoir être légitime jusque dans l’assassinat), mais rien, absolument rien, ne me fait penser à la Résistance, que Sartre a d’ailleurs bien peu défendu. J’ai vu dans cette pièce un message beaucoup plus large, et certainement pas l’acte d’un Sartre politiquement engagé. Cela permet certes à cette pièce de conserver tout son intérêt au-delà de l’époque qui l’a vue naître ce qui doit être mis au crédit de Sartre l’auteur, mais cela fait me semble-t-il un argument de moins pour les défenseurs de Sartre l’homme.
Je n’ai pu cependant m’empêcher de penser à l’Antigone d’Anouilh, qui, je l’ai découvert, a été créée à peine six mois plus tard, en février 1944 au Théâtre de l’Atelier. Le même procédé de la réécriture d’un mythe est utilisé, avec ici un message de liberté de penser et de nécessité d’agir contre un ordre jugé injuste, même si la lutte est perdue d’avance, bien plus clair. Antigone m’a semblé une pièce beaucoup plus forte que Les Mouches, qui happe du début à la fin et ébranle profondément le lecteur, une des rares pièces que je relis avec plaisir et que j’espère vraiment pouvoir voir un jour. Les Mouches, au début plus lent même si le troisième acte dédommage le lecteur pour cette faiblesse, est aussi une lecture qui donne à réfléchir et qui, même si elle n’emporte pas tout à fait mon adhésion, me fait penser que, décidément, j’aime le Sartre de ses premiers écrits, qu’il y a une vision de la vie dans laquelle puiser, et je ne manquerais pas, dans la salle d’un théâtre ou dans les pages d’en livre de venir à nouveau m’y abreuver.
  raton-liseur | Mar 4, 2020 |
> Garcin, révolutionnaire lâche et mari cruel : douze balles dans la peau ; Inès, femme démoniaque qui rendra folle de douleur sa jeune amante : asphyxie par le gaz ; Estelle, coquette sans coeur qui noie son enfant adultérin : pneumonie fulgurante. Morts, tous les trois. Mais le plus dur reste à faire. Ils ne se connaissent pas, et pourtant, ils se retrouvent dans un hideux salon dont on ne part jamais. Ils ont l'éternité pour faire connaissance : quelques heures leur suffiront pour comprendre qu'ils sont leurs bourreaux respectifs. "L'enfer, c'est les autres".
Tous les thèmes sartriens sont là, orchestrés avec brio : la valeur de l'engagement, le poids des actes, les limites de la responsabilité. Avec Huis clos, le grand prêtre de l'existentialisme signait l'une des ses pièces les plus fortes : la scène se prêtait bien à ces réquisitoires concis et percutants, que l'on retrouvera dans Les Mouches et surtout Les Mains sales.
Une oeuvre phare du répertoire français. --Karla Manuele, Amazon.fr

> Garcin : - Le bronze... (Il le caresse.) Eh bien, voici le moment. Le bronze est là, je le contemple et je comprends que je suis en enfer. Je vous dis que tout était prévu. Ils avaient prévu que je me tiendrais devant cette cheminée, pressant ma main sur ce bronze, avec tous ces regards sur moi. Tous ces regards qui me mangent... (Il se retourne brusquement.) Ha ! vous n'êtes que deux ? Je vous croyais beaucoup plus nombreuses. (Il rit.) Alors, c'est ça l'enfer. Je n'aurais jamais cru... Vous vous rappelez : le soufre, le bûcher, le gril... Ah ! quelle plaisanterie. Pas besoin de gril : l'enfer, c'est les Autres. --Pauline Hamon (Culturebox)

> Par Adrian (Laculturegenerale.com) : Les 150 classiques de la littérature française qu’il faut avoir lus !
07/05/2017 - Souffrir le regard des autres, tel est le châtiment en l’enfer. Dans le théâtre de Sartre, les personnages sont jugés sur leurs actes et n’existent que par leurs actes.

« L’enfer c’est les autres. »
  Joop-le-philosophe | Dec 28, 2018 |
Huis Clos est l'une de mes pièces de théâtre préférées (je n'ai pas lu "Les Mouches"). Fascinant. ( )
  CathCD | Jan 16, 2016 |
Difficile de critiquer avec objectivité un monument de la littérature française. Il n'empêche que son approche des rapports humains via une allégorie de l'enfer est d'une grande intelligence et subtilité.

Mêmes réflexions sur "Les Mouches", tragédie forte sur le poids remords et celui de la liberté. ( )
  PaFink | Nov 18, 2012 |
Fascinating. Plus I was shocked and sort of unsettled to see how much in common it has with my own project. Plus ca change... ( )
  amydross | Feb 13, 2012 |
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L'enfer, c'est les Autres.
Laisse ta philosophie. Elle m'a fait trop de mal.
Le secret douloureux des Dieux et des rois: c'est que les hommes sont libres. Ils sont libres, Égisthe. Tu le sais, et ils ne le savent pas.
Avslutande ord
Särskiljningsnotis
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Bevat: Huis clos; Les mouches.
Förlagets redaktörer
På baksidan citeras
Ursprungsspråk
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Kanonisk DDC/MDS

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